Sabaidee !

Nous rejoignons le Laos par voie fluviale ; nous nous trouvons à bord d’un bateau-lent en compagnie de jeunes anglais et allemands ( 20-25 ans ). Nous sommes quasiment les plus vieux du bateau et nos enfants sont les seuls à bord. Nous partons pour un voyage qui nous offre un paysage enchanteur avec de chaque côté de la rive du Mékong une jungle vierge et ses quelques habitants vivant en autarcie.

Nous faisons une halte à mi-chemin, dans un village au milieu de nulle part, qui s’appelle Pakbeng. Nous arrivons à la tombée de la nuit et il n’y a pas d’électricité à ce moment-là dans tout le village. C’est dans le noir que nous découvrons la maison en paille qui nous abritera pour la nuit. Un orage violent arrive ; nous nous empressons d’aller manger dans un resto où ils font la cuisine avec une lampe de poche dans la bouche et où les tables sont éclairées avec des bougies, quelle ambiance !!  Heureusement, nous avons les lampes frontales qui nous permettent de nous orienter dans le noir complet avec maintenant une pluie torrentielle et un tonnerre qui  bat son plein !! Mya et Nolé se sont endormis en 3 minutes alors qu’Olivier et moi nous occupions de mettre nos sacs en hauteur car la pluie arrivait telle une rivière dans notre hutte !! Mya et Nolé sont vaccinés de leur peur du noir et des orages après avoir vécu ça !! Le lendemain, nous reprenons la croisière pendant 8h ; n’ayant pas pu recharger les batteries des Ipod, Ipad, c’est avec nos jeux de carte que nous tuons le temps !

Nous rejoignons enfin la magnifique ville de Luang Prabang qui est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Rythme nonchalant, parfum entêtant des frangipaniers, palmiers se balançant au-dessus des vat ( temples ) tandis que les moines en robe safran semblent glisser le long des rues ombragées. On se déplace à vélo. Petits cafés, ventilateurs paresseux au plafond, stores en bambou à demi baissés accentuent la torpeur tropicale. Nous sommes dans un autre temps, nous voyons des charrettes, le marchand de glaces sur son vélo qui sonne lorsqu’il arrive, des laotiens faisant leurs courses au marché du matin, petites épiceries, la pharmacie qui s’ouvre directement sur la rue, voyant le pharmacien qui dort dans son lit derrière sa petite bibliothèque de médicaments lorsqu’il n’y a personne… Je pensais que les thaï étaient calmes mais les laotiens dépassent tout ce que je pouvais imaginer ; on dit d’ailleurs que le Vietnamien plante le riz, que le cambodgien le regarde pousser et que le laotien l’écoute.

Vivre la Mahout experience nous tient à cœur ; nous décidons de nous adresser à une agence qui organise une journée où nous pouvons adopter un éléphant et avec laquelle nous sommes sûrs que notre argent servira les protéger. Nous sommes enchantés lorsque nous apprenons que l’on va devoir guider un éléphant par nous-mêmes. Nous mémorisons environs 7 mots en lao et devons crier les mots à l’éléphant car celui-ci a de grandes oreilles mais n’entend pas bien (tous les éléphants sont comme ça) ! Nous commençons par dire bonjour à l’éléphante ( toutes des femelles ) en lui caressant la trompe, elle nous regarde et agite ses oreilles pour répondre bonjour à  sa façon. Lors de l’entraînement, mon éléphante n’avait pas l’air de m’écouter du tout, j’avais beau hurler, nada. Elle avait envie de se rafraîchir et s’est dirigée vers une bassine d’eau. Je me suis dis au départ qu’elle avait soif et d’en haut, on ne voit pas leur trompe. Ca a été très surprenant quand j’ai reçu un jet d’eau sur la tête !!!On n’en mène pas large assis sur leur cou ! Heureusement, le mahout (le guide) est là et nous rassure. Mya, Nolé et Olivier ont aussi leur propre éléphant et trouvent fantastique (et assurent un max !!) !! Nous sommes en pleine nature, là où les éléphants devraient toujours être. Les nôtres « travaillent » jusqu’à 14 h seulement et ensuite ils vont se nourrir seuls dans la jungle. On voit qu’un éléphant est heureux quand il mange bien, quand il ventile beaucoup ses oreilles et quand il s’assied volontiers. Le moment du bain fût une expérience forte : dans l’eau, l’éléphante de Nolé a commencé à barrir très fort (c’est hyper impressionnant !!) et à bousculer celle d’Olivier. Les jambes des garçons entre les 2 éléphantes ont failli être aplaties, je regarde cette scène avec effroi ; Nolé sursaute, Olivier lui disant de rester calme. Le mahout, tel un pro, arrive à les maîtriser easy, ouf !! En fait, les 2 éléphants jouaient !! Bon, ben, mon cœur a failli lâcher… Nous les brossons, ils adorent ça ! Après le bain, nous remontons au camp, toujours à cru sur leur cou, c’est magique. Nous les nourrissons et les caressons, c’est extraordinaire d’être si proche d’un animal aussi géant, aussi majestueux. A la fin de la journée, nous rentrons chez nous en passant par des routes en terre à travers la jungle, si éblouis par notre rencontre avec ces animaux attachants.

Au Laos, dès que les enfants sont en âge de faire une addition, ils travaillent aux côtés de leurs parents ; en effet, ce sont eux qui nous préparent nos sandwichs, nos jus de fruits et même eux qui nous vendent leurs produits artisanaux au marché. Mya, voyant cela, n’a plus aucune gêne à aller demander combien ça coûte en anglais et fait toute seule ses petites emplettes J !

Nous n’avons malheureusement pas plus de temps pour visiter ce pays qui nous a totalement séduit mais nous sommes sûrs d’y revenir un jour.

Demain, nous partons pour le Cambodge, à nous cette merveille du monde, les Temples D’Angkor !!

Bisous à tout le monde et encore merci pour vos commentaires !